
S'ouvrir demande que notre vécu soit uniquement vécu pour ce qu'il est, c'est-à-dire sans y ajouter d'espoir et de peur. Notre souffrance ne vient habituellement pas de ce que l'on vit, mais comment on le vit. Mais alors, comment faire autrement?
Les clés d'une telle transformation seront: l'ouverture à une prise de conscience nécessaire, amitié envers nous-mêmes et sens de l'humour qui nous permettront de tout doucement être capable de lâcher prise.
Le lâcher prise est une expression presque galvaudée aujourd'hui, mais de quoi parle-t-on? C'est une invitation à très littéralement cesser de nous cramponner aux choses - qu'il s'agisse d'une idée, d'un évènement, un moment particulier, une personne, un désir... Ce n'est pas, ok - j'arrête! C'est plutôt doucement, tendrement, douloureusement... Ouvrir - s'ouvrir, prendre conscience,
ressentir, toucher délicatement, puis accepter de laisser aller - Lâcher comme lorsqu'on ouvre la main pour relâcher quelque chose que l'on tenait serré très fort.
Nous ne pouvons nous ouvrir pendant ces moments délicats et "gluants", que si nous les saisissons d'abord à pleines mains pour les reconnaître, les toucher - sans juger, sans condamner qui ou quoi que ce soit - seulement notre ressenti à l'état le plus "à nu" possible, sans même tenter de nommer les choses. De ce ressenti émergera autre chose que cette lutte perpétuelle; et une tendresse envers nous-mêmes pourra nous permettre de véritablement lâcher prise.
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